• Les "deux" Mondes.

    A travers ce blog et à travers mon travail de" coaching" en séances individuelles comme en ateliers collectifs, j'insiste sur l'aspect "pratique" de l'enseignement des "Textes sacrés". La seule manière de les comprendre, c'est de les "mettre à l'épreuve" c'est à dire de les appliquer.
    Je suis tombé par hasard hier sur une citation particulièrement lumineuse à ce sujet :

    "Si le moindre souci pèse sur vous,
    votre Dieu n'est pas un Dieu de Paix.
    Ne prenez pas pour vous la moindre difficulté,
    même une seule serait de trop.
    Tout est de mon ressort, uniquement de mon ressort,
    votre seule responsabilité c'est...
    d'avoir une totale Confiance en Moi".

    Pour pouvoir dépasser la compréhension intellectuelle des textes et la pratique de la religion comme une "morale", il faut absolument mettre l'enseignement re-ligieux à "l'épreuve du réel". Je ne veux pas dire par là qu'il s'agit de lancer un défi à l'Esprit, ce qui serait inutile, mais de nous lancer à nous même le défi de la Foi qui "déplace les montagnes".

    Pour asseoir sa foi, il peut être utile d'arriver à se repérer dans une approche "spirituelle" de ce qu'on appelle : "la réalité". Pour cela, il y a un "modèle" qui peut être utile : Il faut réaliser que nous vivons en permanence DANS DEUX MONDES : "le Monde Éternel" et le "Monde Éphémère". Ces deux mondes s'interpénètrent de manière très intime comme un corps et son âme, comme notre terre et l'atmosphère qui l'entoure, comme une pêche et son noyeau.

    Le "Monde Eternel" ou "Spirituel" correspond à ce qu'on appelle "Christ". Ce principe est insaisissable intellectuellement car il ne peut qu'être et non pas être pensé.

    "Le Tao qu'on saurait exprimer
    n'est pas le Tao de toujours.
    Le nom qu'on saurait nommer
    n'est pas le nom de toujours.
    Le sans-nom : l'origine du ciel et de la terre.
    ...
    C'est par l'être permanent
    que nous contemplons son aspect" (Lao Tseu)

    En effet puisque c'est le SUJET de la création, il ne peut être lui même qu'en étant. Par contre lorsqu'un sujet "se" pense, il cesse d'être un sujet pour devenir "objet". C'est ce que les Textes sacrés appellent "idolatrie". Lorsque je me regarde dans la glace, je ne vois qu'un reflet superficiel de mon être. Je peux casser le miroir ou l'adorer, ça ne changera rien à ce que je suis, avec ou sans image, je continue à être le seul facteur de décision, le Sujet ou créateur de mon monde.

    Le niveau "Subjectif-Créatif" est donc la seule Source ou Cause de toute manifestation (rien ne sortira jamais du miroir si le "Je" qui se reflète est absent.) Nous incarnons donc ce principe à travers tout ce que nous pensons, disons et faisons et le monde qui en émerge constitue le "monde éphémère" ou monde des effets. On l'appelle aussi "monde matériel" (C'est le reflet dans le miroir).

    Le lieu où nous habitons, le décor qui nous entoure, notre "histoire humaine" depuis la nuit des temps, notre famille, nos relations, tout ceci est le résultat d'une série de décisions prises plus ou moins consciemment au niveau "Spirituel" ou niveau "causal". Cependant, nous n'en prenons conscience qu'à travers "le reflet". En général nous ne percevons pas le niveau causal des gens autour de nous, Jésus lui y parvient à tout instant puisqu'il vit "en Esprit". Nous pouvons en faire autant si nous le voulons.

    Donc lorsqu'il déclare : "Je vis dans ce monde, mais je ne lui appartiens pas" il fait clairement cette distinction. Notons au passage que lorsqu'il dit "Je", il ne parle pas au nom de "Jésus" qui appartient au monde des effets mais au nom de "Christ" qui est Cela qui Est avant qu'Abraham ne fût" et de toute Éternité c'est à dire qu'il parle au nom du "Principe Causal" pour en réveiller l'écho en nous.

    C'est cela "Vivre en Christ" ou "Demander en son nom". Vivre au coeur du principe Causal en nous (le Royaume de Dieu). Lorsque nous rencontrons un problème dans notre vie qotidienne, nous pouvons donc toujours y faire face depuis le niveau des effets(matériel) ou depuis le niveau causal (spirituel).

    Alors, à votre avis, où est le vrai pouvoir?
    Du côté de la cause ou du côté de l'effet?
    Où est la sortie?
    Où est la vraie Paix?

    En fait ce qu'on appelle "le péché", c'est juste la croyance au pouvoir de"l'effet". Non pas parce que c'est "mauvais" mais parce que c'est une "erreur" de perception. Satan ce n'est pas un anti-Dieu, c'est juste un effet qui cherche à passer pour une cause.C'est un symbole de l'illusion fascinante du monde des effets et de la rançon à payer pour cela : la peur, la violence, la solitude, la maladie et la mort.

    Se prendre pour une "âme déchue" c'est se croire coincé dans le labyrinthe des effets. Une seule issue : réaliser la vérité et faire le saut hors de l'"erreur. C'est le message de Jésus. "Erreur" est en effet la vraie signification du mot "péché"donc lorsque le Messie conseille "Va et ne pèche plus" il veut dire, ne retombe pas dans l'illusion des effets. Réagir au niveau des effets est en effet aussi absurde que d'essayer de boire l'eau d'un mirage...Et pourtant c'est ce que font la plupart des humains, ils passent leur temps à boire du sable en croyant que c'est de l'eau et se demandent pourquoi ils ont toujours soif...

    "Quiconque boit de cette eau-ci aura encore soif ; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif, au contraire, l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle".(Jean, 4;13)

    Voyez-vous les conséquences pratiques de cette distinction dans votre vie de tous les jours et les application que vous pouvez en tirer pour atteindre instantanément la "Paix Causale" qui n'est pas "la paix du Monde"?

    Je reviendrai en détail sur les applications concrètes de cette distinction dans mon prochain article. D'ici-là, méditez sur ce sujet, voyez quelle inspirations vous pouvez recevoir de l'Esprit qui est en vous et surtout apprenez à repérer le niveau des "effets" et votre niveau "causal" dans votre quotidien.

    Dans la Paix du Christ.

  • La Vie Eternelle

    Le but de ce petit voyage à travers l'histoire sacrée n'est pas une enquête policière destinée à découvrir comment les choses se sont passées, c'est avant tout un moyen de rechercher à travers ce qui nous reste du message de Jésus Christ l'enseignement"pratique" qu'il est venu nous apporter.

    Dans a mesure où le "mal" et le "péché" constituent les clés de voute de l'enseignement religieux traditionnel, il est donc de la première importance de dissiper le rideau de fumée qui maintient autant d'adultes par ailleurs évolués dans un système de culpabilité infantile inextricable... Revenons donc à nos "grands prêtres". Aussi grands prêtres qu'ils soient, ils sont pétris de frousse. Peur de perdre leurs privilèges, leur temple, peur de voir leur nation détruite...

    Jésus ne les condamnera pas, il ne les haïra pas, il se contentera de dire : "Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font". En effet, ils sont plus à plainde qu'à blâmer car ils n'ont pas compris. Ils n'ont pas su saisir la perche que leur tend Jésus. Il n'ont pas pu se souvenir de ce qu'ils sont au fond d'eux mêmes : des parties inséparables de l'Esprit Divin. Ils raisonnent au niveau de ce monde terrestre comme s'il se pouvait que leur temple et leur nation soient plus importants que la Vie Eternelle.

    Cette vie éternelle dont parle le Messie, ce n'est pas la vie après la mort, c'est simplement une évidence : la Vie est Esprit, Intelligence et elle n'a ni début ni fin. Relisons ce passage de Jean (8,58):
    Les juifs lui dirent : "Tu n'as même pas cinquante ans et (tu prétends que)tu as vu Abraham!" Jésus leur répondit "En vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham fut, Je Suis". Alors ils ramassèrent des pierres pour les lancer contre lui.

    Ils ne remarquent même pas l'étrangeté de la concordance des temps : "Avant qu'Abraham fût, JE SUIS".Jésus ne parle pas pour lui, il parle pour l'essence qu'il incarne et qu'il est venu révéler aux hommes à travers un exemple. Il veut dire "Avant que l'individu appelé Abraham se soit incarné j'existais déjà dans l'infini et je continuerai à exister en chaque homme". L'éternité est ici et maintenant, dans ce que nous sommes lorsque nous cessons de nous identifier avec nos minuscules attachements terrestres.

    Que la terre se réchauffe, qu'elle se dépeuple, que cette prétendue "fin du monde" se produise nous n'en cesserons pas pour autant de faire partie de ce TOUT qu'on appelle Dieu. C'est cela le message de Jésus. Il n'est pas venu régler les petites misères que nous nous sommes créées, il est venu nous dire : "le Prince de ce Monde a été jugé". Que veut-il dire? Sa conversation avec Pilate est claire :
    "Pilate lui dit alors : "Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir de te relâcher comme j'ai le pouvoir de te faire crucifier?"Mais Jésus lui répondit : "Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir s'il ne t'avait été donné d'en haut"...

    Jésus Glorifie le Créateur car il sait que nous vivons tous à jamais en lui. Il ne s'attache à aucun pouvoir temporel. C'est ainsi qu'il pourra triompher de l'illusion de la mort. Par contre on ne parle nulle part de la résurrection de Pilate ni de celle des Prêtres qui l'ont livré. Le jugement du prince de ce monde est là, ceux qui ne croient pas en leur essence éternelle ne peuvent que vivre dans la peur puisqu'ils se croient séparés du Principe de vie. En refusant d'accepter de voir ce qu'ils sont vraiment, des parties du Divin, ils s'auto punissent, ils créent leur propre enfer...

    Quelle est donc la leçon? Toute simple, le choix entre la croyance dans l'illusion de la "mort" ou dans la réalité de la "vie" comme principe éternel. C'est vraiment une bretelle d'autoroute, il n'y a pas de chemins "mixtes" : vivre en Dieu ici, maintenant et à jamais ou adhérer à l'illusion matérielle qui veut nous faire croire que nous sommes le résultat de réactions physico- chimiques suspendues entre hasard et nécessité...

    Aucun Dieu au péage ni d'un côté ni de l'autre et pas de contrôles de vitesse en chemin, le seul Dieu qui existe est au volant c'est vous, alors? La mer ou la montagne? Le choix est entre vos mains. Sachez simplement qu'il n'y a ni montagne dans la mer ni mer au sommet de la montagne.

  • La question du "mal".

    Il est intéressant de se pencher sur cette question du "mal" dans l'enseignement de Jésus Christ.

    Ce que l'on constate en regardant les textes de près c'est que même si Jésus semble fustiger certains comportements comme l'adultère ce n'est pas vraiment l'essentiel de son message. Le coeur du message Christique c'est d'"aimer Dieu de tout son coeur et de toute son âme" et "aimer son prochain comme soi-même". Point final. Pour le reste, ses miracles prouvent qu'il n'a jamais rien retenu contre personne et sa parabole de la brebis égarée prouve bien qu'il ne met aucunement l'accent sur l'aspect négatif des choses. Il est l'affirmation de la vérité et de la vie.

    Ce passage de Paul dans son Epître aux Romains apporte par contre une lumière assez intéressante sur la notion de péché :

    "Je n'ai connu le péché que par la loi. Ainsi je n'aurais pas connu la convoitise si la loi n'avait dit : Tu ne convoiteras pas". Saisissant l'occasion, le péché a produit en moi toutes sortes de convoitises par le moyen du commandement. Car sans loi, le péché est chose morte. Jadis, en l'absence de loi je vivais. Mais le commandement est venu, le péché a pris vie et moi je suis mort". Romains 7, 8-9.

    Le "péché" n'a rien à voir avec l'obéissance à des règles humaines. Il provient de la croyance en une possibilité de séparation entre le Créateur et sa Créature. C'est juste la croyance en une possibilité d'absence de Dieu dans l'homme, idée absurde qui correspondrait métaphoriquement à la possibilité pour de l'eau de cesser d'être de l'eau sous prétexte qu'elle se présente sous forme de vapeur ou de glace. Les hommes s'imaginent séparés de l'esprit Saint parce qu'ils ont eu un jour la tentation de serrer une voisine ou un voisin dans leurs bras en l'absence de leur légitime...

    Dans tout le Nouveau Testament il n'y a aucune situation où Jésus Christ joue l'arbitre entre le bien et le mal. Jésus ne juge pas, il libère. Certes, il chasse les "démons" qui habitent des épileptiques mais il ne passe pas des heures à courir après. En général sa seule présence suffit pour faire fuir ces "idées noires".

    Le "mal" le plus sérieux auquel Jésus a eu à faire face, ce ne sont pas les démons qui se montrent plutôt soumis à son autorité. Les plus dangereux ce sont les dignitaires religieux qui lui en veulent à mort au nom du "Bien", c'est à dire au nom de leur notion de "Divin". A Pilate qui leur demande : "Quelle accusation portez-vous contre cet homme?" Ils répondent "Si cet individu n'avait pas fait le mal, te l'aurions nous livré." A quoi Pilate répond : "Prenez-le et jugez-le vous-mêmes selon votre loi".

    Mais les grands prêtres qui ont un sens très particulier du bien et du mal lui répondent :
    "Il ne nous est pas permis de mettre quelqu'un à mort."

    On croit rêver...

    Pilate essaie donc à plusieurs reprise de libérer Jésus mais les prêtres insistent et en dernier recours finissent par livrer leur véritable chef d'accusation qui est particulièrement révélateur :

    "Nous avons une loi, et selon cette loi il doit mourir parce qu'il s'est fait Fils de Dieu."

    Que démontre ce "jugement"? Que les grands prêtres souhaitent maintenir à tout prix une dualité entre le Créateur et la Créature, c'est à dire qu'ils veulent maintenir à tout prix la croyance dans la "mortalité" de l'homme et dans le "péché", malgré toutes les évidences fournies par Jésus.

    Pourtant l'épisode de la résurrection de Lazare ne laisse aucun doute, même parmi les grands prêtres. Alors,pourquoi refusent-ils donc son message? Ecoutons les :

    "Cet homme opère beaucoup de signes. Si nous le laissons continuer ainsi, tous croiront en lui, les Romains interviendront et ils détruiront notre saint lieu et notre nation."

    Que révèle ce passage? La véritable origine de ce qu'on appelle "le mal". Un sentiment puissant qui découle de la croyance en la possibilité d'une séparation par rapport au Créateur : LA PEUR.

  • Histoire sacrée 3

    Quel mystère y a t'il à faire tourner une simple fleur entre ses doigts?
    L'évidence est si claire que la plupart des gens ne la voient pas...
    Oui, une fleur? Et puis quoi? Comme si l'on avait déjà percé les mystères du monde et qu'on cherchait autre chose derrière...
    La vérité est simple, on ne peut pas percer le mystère du monde, la seule chose que l'on peut réaliser c'est que l'on est ce Mystère et qu'il est sacré.

    La "Communion" transmise par Jésus ne signifie pas autre chose. "Ceci est mon corps!" " Ceci est mon sang!" C'est littéral! Jésus ne renvoie pas à autre chose qu'à l'évidence. Il veut dire "Réalisez que tout est le corps de Dieu! C'est le message. Jésus démontre par l'exemple l'omnipotence du Divin. Il met fin à l'idée de "séparation" et de "hiérarchie" à l'origine de la notion de "péché" et par conséquent de "châtiment Divin". Il veut dire : ce pain, ce vin, cette eau,...tout cela, pouvez-vous me dire d'où cela vient? Vous pouvez décomposer la vie en atomes, en électrons aller à l'infini dans les espaces intérieurs et décrire des mouvements et des formes, vous ne répondrez jamais à la question de l'origine absolue...Alors à quoi bon? Réalisez que vous vivez en moi puisque je vis en Dieu.

    Pour comprendre cette position d'intermédiaire il faut une fois de plus se replacer dans le contexte de l'époque. Jésus demande juste qu'on accepte de le croire parce qu'à l'époque dire aux gens "vous êtes l'incarnation de l'esprit Divin" aurait été encore plus irrecevable et dangereux. N'oublions pas qu'au 12ème siècle l'inquisition prenait très au sérieux tout écart à l'orthodoxie... C'est en ce sens que Jésus Christ rachète les péchés des hommes. Il a accepté de devenir le prototype du "Nouvel Homme" et d'assumer tous les risques impliqués par cette remise à jour de notre relation au "Divin".

    "Mangez, ceci est mon corps!".C'est donc tout ce dont nous avons besoin en fait pour vivre harmonieusement : savoir que nous sommes taillés dans la même étoffe que Jésus et que tout ce qui nous entoure et nous pénètre, qu'il s'agisse de sons, d'images, de mots ou d'aliments fait partie du corps de ce qu'on appelle Dieu faute de meilleur mot (Il faut se rappeler qu'à l'origine le "Créateur" est appelé le "Sans Nom" ce qui permet de mieux saisir sa nature de "principe originel" qui ne peut être exprimée par aucun mot humain...)

    Le Bouddha s'est isolé pendant des années et il a fait l'impasse sur le monde par la démarche inverse. Il s'est vidé de toute la nourriture du monde jusqu'à atteindre ce qu'on appelle "le vide". C'est là qu'il a réalisé directement qu'on ne peut quitter le monde puisqu'on est fait de sa substance. Son illumination c'est la prise de conscience de ce fait que même sans aucun apport extérieur nous ne pouvons nous couper du monde. Nous sommes à jamais un "microcosme". Chacun de nous est une réplique du Grand Univers...

    Dans les deux cas, nous arrivons à la même constatation qui est une évidence : il n'y a pas autre chose que Dieu dans ce monde ; il est partout et nous en faisons tous partie sans exception. Il n'y a pas d'extérieur au Divin, c'est pour cela qu'il ne peut y avoir de "substance" distincte dans ce qu'on appelle "le mal"...Alors? Dans ce cas, d'où viendrait "le mal"?
    (à suivre)

  • Un peu d'histoire sacrée (2)

    En 2009, on s'assoit devant son ordinateur le matin et on n'est pas surpris de voir à l'écran un message qui dit "Une nouvelle version de votre navigateur est disponible, voulez-vous la télécharger." En général, sauf pour les gens très méfiants, on clique "Oui" et hop! on se retrouve mis à jour comme par magie sans se demander "Mais comment est-ce possible?" "Mais qui fait-ça?" "Est-ce que c'est bien la nouvelle version?".

    A l'époque d'Abraham, et même du temps de Jésus ce type de téléchargement n'est pas possible. Lorsqu'on veut installer un nouveau "navigateur de réalité" c'est un peu plus long, il faut se retirer en soi (l'ordinateur intérieur) et attendre un message. Le symbole de l'écran de téléchargement c'est en général soit un désert, soit une montagne. Facile à comprendre : désert = solitude et silence, montagne = élévation de conscience au dessus des préoccupations quotidiennes, montagne+désert = élévation de conscience dans un état de silence c'est à dire "yeux fixés sur l'écran en attente de message"...

    A partir de là, le moindre buisson ardent, la moindre créature angélique qui apparaît indique que l'installation du nouveau logiciel peut commencer.
    Mais qu'est ce qu'un logiciel?

    "Traduction du terme anglais Software, le logiciel constitue l'ensemble des programmes et des procédures nécessaires au fonctionnement d'un système informatique. Dans la famille des logiciels, on trouve par exemple des logiciels d'application qui sont spécifiques à la résolution des problèmes de l'utilisateur (progiciel, tableur, traitement de texte, grapheur, etc.), mais aussi des logiciels d'enseignement ou didacticiels, des logiciels de jeu ou ludiciel, etc."

    J'imagine que vous voyez le lien...fonctionnement, résolution de problèmes, enseignement, jeu,...Les règles de notre quotidien en quelque sorte...

    Il faut se rappeler que le "Jeu de l'ancien Testament" très à la mode dans les "années Moïse" se pratiquait dans un contexte de fuite à travers le désert, avec comme enjeu la mise en place d'une nouvelle patrie avec ses structures sociales, culturelles et juridiques. Vu depuis notre 21 ème siècle on voit tout de suite qu'on a affaire à une version très "primitive" du monopoly. A l'époque on ne jouait pas pour rire. "Oeil pour oeil dent pour dent" c'est une règle facile à comprendre mais ça manque un peu de délicatesse. A cette cette époque là on ne cherche pas à faire comprendre, le principal argument c'est de terroriser les foules. On conduit les hommes par la peur de la Géhenne tombant des cieux.

    On peut imaginer qu'après 18 siècles, les mentalités ont un peu changé et qu'il commence à y avoir des consciences qui aspirent à passer à l'étape suivante, d'où le besoin du nouveau navigateur version "Jésus".

    A travers la bouche de "Jésus", à nouveau (comme pour Abraham et Moïse), ce qui s'exprime ce n'est pas l'opinion d'un individu, c'est le message du "Créateur". L'originalité de Jésus c'est qu'il accepte le risque de dire "JE" en donnant l'exemple de l'unité totale avec le Flot Vital. C'est le premier aspect profondément révolutionnaire de son message en terme "scientifique". Et en ce sens il présente une synthèse spirituelle tout à fait moderne qui incorpore les acquis du Bouddhisme. Il réintègre l'idée du Divin au coeur même de l'ascèse bouddhiste. Le "Je" prend dans ce contexte la même valeur symbolique que la fleur célèbre tournant entre les doigts du Bouddha...
    (à suivre)

  • Un peu d'histoire sacrée (1)

    En 1850 av JC, Abraham reçoit directement des révélations de Yahvé et il conclut une Alliance avec lui. Cette "Alliance"est en quelque sorte un "contrat d'assistance" posant les bases de la croyance en un Dieu Unique. En 1250, 600 ans plus tard Moïse apparaît. Il reçoit à son tour des messages directement du Créateur. Ces instructions divines lui permettent de libérer son peuple de l'esclavage. Au terme de 40 années de péripéties, il réussira à mener ses turbulents compatriotes vers la "terre promise".

    L'aventure de Moïse et de son peuple donne le ton dominant de l'Ancien Testament. Dans cet univers, ce qui régit tout, ce sont les "tables de la loi" qui codifient le message reçu et en assurent l'application. Au cours de cette période de l'histoire humaine règne l'image d'un Dieu Autoritaire et irrascible qui correspond sans doute plus à l'image des relations familiales de l'époque qu'à une "réalité Divine".

    En effet, pour comprendre la portée de ce code de vie, il faut se représenter l'état de conscience générale des Hébreux il y a 3859 ans, en Palestine. Ceci sachant que si Moïse est devenu leur leader c'est qu'il symbolise l'état le plus élevé de la conscience de ce peuple. Pour avoir un repère supplémentaire comparez l'état de conscience de nos arrières grands-parents avec ceux des enfants qui naissent aujourd'hui et vous verrez que les humains d'avant internet et ceux d'après sont totalement différents...Donc à plus forte raison si l'on pense aux générations d'il y a 3859 ans lorsque le seul moyen de traverser un désert était de faire quarante ans de marche à pied...(Qui accepterait aujourd'hui de faire quarante ans de marche forcée dans un désert pour trouver une "terre promise"?)

    Laissons pour un moment le Peuple Hébreux à ses aventures et faisons un petit voyage vers l'Asie. Là, en 563 av JC, le jeune Siddharta Gautama naît à Lumbini, petite ville située entre l'Inde et le Népal. Pour avoir une échelle de référence, il est bon à nouveau de se situer dans le temps et l'espace : imaginez l'Inde il y a 2572 ans...En prenant comme base une espérance de vie de 70 ans cela fait environ 36 vies humaines dans le passé...Représentez-vous le décalage de mentalité...

    Dans sa retraite, le Jeune Siddharta qui deviendra le Buddha n'avait ni téléphone portable, ni météo, ni Internet et il ne prenait pas l'avion pour faire des conférences à Paris. Il est par contre intéressant de noter au passage qu'il a vraiment commencé son "Ministère" pratiquement au même âge que Jésus Christ, à 29 ans et atteint l'illumination 6 ans plus tard à l'âge approximatif de l'ascension de Jésus (bizarre, bizarre, vous avez dit bizarre?).

    Considéré sous l'angle de la "Conscience Humaine"globale, l'originalité de la recherche du Bouddha, c'est sa "scientificité" totale. Pour pouvoir percer le mystère de la conscience, Siddharta tire un trait sur toute croyance, y compris la croyance en Dieu. Cela ne signifie pas qu'il rejette le Divin mais simplement qu'il se met en état d'observation "neutre". C'est ainsi qu'il atteint "l'éveil" et qu'il peut "transmettre" directement cette prise de conscience à ceux de ses disciples qui sont capables d'entrer en "communion" avec lui sans explications (ce qu'on appelle le "Darshan").La transmission du "dharma" à son premier successeur est célèbre, le Bouddha faisant doucement tourner une fleur entre ses doigts et dans la foule des disciples, un seul sourire sur un visage...

    Le message du Bouddha est direct, il est le résultat d'une utilisation "juste" (scientifique) du corps et de l'Esprit. Il est toutefois à replacer dans le contexte de l'Inde à une époque où le Peuplement de la France se partage encore entre différents groupes ethniques : Celtes, Ligures, Ibères,...

    C'est 557 années après l'illumination du Bouddha qu'un homme appelé "Jésus" fait son apparition. Ce qu'il a fait entre sa naissance et le début de son "Ministère"à l'âge de 30 ans reste l'objet de suppositions. Selon certaines hypothèses il aurait été en contact avec l'essence du bouddhisme, ce qui lui aurait permis de faire la synthèse des spiritualités de l'Orient et de l'Occident. Toujours est-il que le public de Jésus est clairement défini. Lorsqu'il commence à enseigner, il ne choisit pas l'Inde mais les synagogues où il se présente, comme ses prédécesseurs Abraham et Moïse, comme le messager direct du Créateur.

    (à suivre)

  • Le "bien"...

    Pourquoi dans le Christianime insiste t'on en général plus sur le péché des hommes que sur les miracles de Jésus? Pourquoi à part dans l'église Orthodoxe représente t'on plus souvent le Christ crucifié que le Christ Roi ou le Christ éveilleur? Pourquoi insiste t'on en général plus sur le "sacrifice" de Jésus et sur sa mort douloureuse que sur sa résurrection? Pourquoi les religions mettent t'elles plus l'accent sur la lutte contre le mal que sur l'affirmation du bien?

    Commençons par cette notion de "Bien" qui a été tellement défigurée qu'elle a justifié plus de guerres et de crimes que tout autre idéal. Les enfants parlent du "Bon dieu" et les adultes parlent de "Faire le bien"...De quoi s'agit-il dans le fond? Du bonheur de tous, de l'harmonie, de l'abondance, du succès, du talent, de la vitalité,...En un mot, de l'expression de toutes ces valeurs implicites qui se révèlent à travers les merveilles du monde, de la structure de l'atome aux plus lointaines galaxies. Il n'est pas question d'un bien désincarné qui consisterait à éviter de manger et de boire de bonnes choses ou éviter d'utiliser ses organes génitaux en dehors des périodes de procréation...Franchement il ne faut pas imaginer le créateur comme un Grand-Père pudibond qui passerait son temps à surveiller ses enfants avec une longue vue...

    Non, l'univers ne favorise rien ni personne,et personne ne surveille personne. L'esprit Divin est un principe omniprésent qui met le même soin à peaufiner un grain de sable et un bébé humain et qui se moque de savoir si à 12 ans vous avez succombé à la tentation de la masturbation...L'échelle de grandeur du Divin n'a rien à voir avec nos petites hontes, c'est un ordre implicite qui nous échappe, que nous ne pourrons jamais saisir et qui tend par essence vers la vie et l'harmonie (sinon nous ne serions pas là). Cet ordre "EST", nous en faisons partie, il est harmonie, c'est une évidence vérifiable...

    A partir de là, les évangiles nous disent : "Ne juge pas!"...Ce qui signifie : "laisse l'Esprit faire son travail, laisse la Vie s'occuper de ses affaires, fais confiance, laisse l'Esprit te guider..." Mais là, les hommes résistent, ils veulent à tout prix ajouter leur grain de sel et du coup ils se mettent à juger et à contrôler, ils créent une fausse notion du "bien" et une fausse notion du "mal" et ils se mettent à tracer des frontières...Et c'est là que les guerres commencent...

    Mais le "bien" dans le fond, c'est tout simple, c'est tout ce qui personnellement nous fait du "bien" : l'amour entre un homme et une femme, le bonheur d'une famille, le succès d'une entreprise,un projet de voyage, un bon café au lait, un pain croustillant,...Le "bien" c'est très concret. Si je suis cuisinier je vais faire de mon mieux pour faire quelque chose de "bon". Si je fabrique des voitures je vais faire en sorte qu'elles soient confortables, fiables, solides. Si je jardine je vais faire en sorte que le résultat soit agréable,... Dans tous les cas on peut parler d'"Inspiration". C'est l'Esprit qui nous guide vers le "Bien". Jésus n'a jamais promis un "après", il dit juste tout est là, ici et maintenant, le Bien parle en cet instant même à travers notre esprit. Et que répondent ceux qui ne croient pas en lui : "Mais non, le bien est ailleurs..."

    Pour faire simple on peut dire que Jésus a donné une recette instantanée. Il a dit : "Le bien est là, prenez-le!" et ça signifie exactement la même chose que de montrer un kilo de farine sur la table et de dire "Voilà la farine! Allez-y faites votre pain!!"
    Mais ça semble si simple que tout le monde reste assis à se gratter la tête au lieu de passer à l'action! "Ah, oui mais est-ce que c'est la bonne farine?..."

    Et Jésus de répéter, ça fait des millénaires que vous êtes tous dans la cuisine à débattre et vous n'avez pas encore réussi à faire cuire une miche, malgré toutes les recettes que je vous ai données?"

  • La religion, à quoi ça sert?

    Une religion, à quoi ça sert à votre avis?

    On peut penser que ça sert à consoler dans les coups durs, que c'est une promesse pour une autre vie plus satisfaisante que celle qu'on est en train de vivre, que c'est un petit supplément pour éliminer le stress,...ceux qui ne "croient" pas ont aussi leur point de vue sur la question, ils considèrent pour la plupart que tout ça c'est bien joli mais qu'on ne peut pas le prouver...

    Lorsque l'on examine de près l'origine du mot "re-ligion" on constate que la signification originale du mot latin c'est "Qui re-lie", qui rétablit la "re-lation". Le but de la "religion" ce n'est donc ni de rassurer, ni de culpabiliser, ni de légiférer ni de moraliser, c'est de permettre aux hommes de se re-lier à l'univers et donc à eux-mêmes.

    L'objectif n'est donc pas de dire ce qui est bien et mal, c'est juste de tracer l'itinéraire du retour à l'origine : l'Esprit.
    Pour voir un peu ce que ça peut bien vouloir représenter imaginez chaque être humain comme une parcelle de l'Esprit Universel. Imaginez que chacune de ces parcelles génère grâce à sa nature intrinsèquement créative la conscience d'un corps tridimensionnel qui lui permet de faire des expériences pour lesquelles un corps spirituel ne suffit pas. Prenons l'exemple d'un fondant au chocolat conçu sur le plan de l'esprit et celui conçu dans la réalité, l'expérience sera très différente. Donc à ce niveau, la conscience physique permet à l'esprit un champs d'expérience unique. C'est une sorte de laboratoire du Divin...

    Le problème de la conscience physique c'est qu'elle est tellement fascinante qu'elle peut faire oublier aux créateurs qu'ils sont les maîtres du jeu...Pour pouvoir tomber amoureux de quelqu'un, il faut que ce quelqu'un soit différencié par rapport à nous sans cela nous serions comme Narcisse. En vérité nous sommes Narcisse sans le savoir puisque l'autre, en face, a la même origine que nous...Toute la magie du terrestre est dans l'illusion de la séparation qui fait que l'on rêve de redevenir un. D'où le thème de la moitié perdue...

    Le problème c'est que cette nécessaire illusion de séparation finit par nous faire croire que c'est la matière qui nous contrôle, alors que c'est le contraire...D'où les deuils, les drames amoureux, la jalousie,...Qui reposent sur l'idée que nous pouvons être séparés de ce que nous aimons. C'est la raison pour laquelle le plus important des commandements de Jésus est "aime ton Créateur de tout ton coeur et de toute ton âme et aime ton prochain comme toi même". Peut on faire plus radical comme antidote? Peut-on être plus clair?

    Donc, de temps en temps un humain en a soudain assez de souffrir et il se met à prier ou méditer et à force, au bout d'un moment certains atteignent l'éveil...Ils font alors tout pour transmettre leur trouvaille qui est que "tout se passe dans notre conscience et que nous sommes les créateurs de toute cette illusion". Ils ne veulent pas dire que l'illusion est une mauvaise chose, ils disent juste "Réveillez-vous, cette prétendue "réalité" est juste un produit de notre conscience elle n'a aucun pouvoir, c'est une illusion que NOUS avons créée..."

    Mais la plupart des humains sont tellement hypnotisés par le pseudo-réel qu'ils considèrent les "éveillés" comme des "illuminés" au sens péjoratif du terme et ils continuent à vivre prisonniers de leurs joies et de leurs peines, de leurs illusions, à faire la guerre, la paix, l'amour, la haine, à vivre, à mourir,...tout ça pour eux c'est scientifique. Ils sont comme un peintre pris dans son tableau ou un romancier halluciné par sa fiction...

    De temps en temps un nouveau messie essaie de faire un vaccin de rappel en se disant peut-être que ce coup-çi les humains sont prêts pour un nouveau testament. Et paf on lui dit : "non mais tu parles pour qui?" A quoi il répond "je parle pour ce que nous sommes, pour Dieu notre Source, pour l'Esprit universel qu'on appelle Esprit-Saint". La plupart de ceux qui l'entendent disent "Prouve-nous que ce que tu dis est vrai..." Alors il multiplie des pains, il marche sur l'eau, il change de l'eau en vin, il résuscite les morts,...Bon, il y en a un certain nombre qui restent soufflés et qui se disent "bon il a peut-être raison" mais il y a aussi ceux qui ne trouvent rien de mieux à redire que c'est un péché de faire des miracles un jour férié...

    Du coup le Messie va jusqu'à jouer ses dernières cartes en se disant là au moins ils vont bien voir que la matière est une illusion. Après avoir donné toutes les clés, en langage clair, en langage codé, en paraboles, en miracles, il accepte de mourir,il réapparaît 3 jours plus tard comme il l'avait promis, ses disciples le voient dans son corps mortel qui porte encore les stigmates après quoi il leur annonce que pour qu'ils puissent PERSONNELLEMENT entrer en contact avec leur propre Esprit (inspiration), il doit s'en aller et il s'élève dans son corps spirituel qui est exactement le même que le notre lorsque nous aurons réalisé qui nous sommes.

    Alors là devant tant de preuves les plus avancés des témoins se disent "Bon, à ce niveau d'évidence on peut commencer à croire" et ils s'en vont de par le monde essayer de réveiller les autres en leur racontant ce qu'ils ont vu et entendu...

    Le problème c'est qu'ils n'ont pas vraiment tout compris alors ils font une version à leur manière et de version en version on en arrive à une "re-chute". La porte de sortie ouverte par Jésus se referme et on se retrouve avec des "religions" qui ne "re-lient" plus vraiment mais qui deviennent des "morales" humaines avec leurs : "fais ceci vs ne fais pas cela" etc'est ainsi que la notion de péché et de séparation refleurit...

    Mais le message est toujours là,intact, il suffit de le lire:

    "Dieu est Esprit et c'est pourquoi ceux qui l'adorent doivent adorer en Esprit et en Vérité."

    Est-il possible d'être plus clair?

  • Le dialogue intérieur...

    Il n'y a pas de Secret quoi qu'on en dise ou pense, tout est accessible instantanément. Le Testament des Anciens ne dit-il pas :

    "...il n'y a rien de secret qui ne paraîtra au jour, rien de caché qui ne doive être connu et venir au grand jour."(Luc 8, 17)

    C'est clair et littéral. Nous n'avons qu'un seul choix, c'est croire ou ne pas croire. Et de ce choix tout découlera pour nous. La Vérité ne nous jugera pas,ce que nous appelons le Divin ne nous jugera pas, nous nous jugerons nous mêmes en fonction de nos croyances!

    Que pouvons nous faire?
    Là aussi, le message est clair :
    "Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car à celui qui a il sera donné; à celui qui ne croit pas, même ce qu'il croit avoir lui sera retiré." (Luc 8,18)

    Ecouter. C'est le vrai secret. Pas juger, écouter.
    Quelle est la première condition pour être en mesure d'écouter?
    Il faut reconnaître la présence d'un interlocuteur.

    Cet interlocuteur "Divin" que nous n'avons pu voir que parce qu'il a pris forme humaine, le reconnaissons nous?

    Ce Principe appelé "Christ" s'est fait "Jésus" pour nous inciter à l'écoute. Et que nous a-t'il précisé :

    "Quand vous priez, ne rabâchez pas comme les païens; ils s'imaginent que c'est à force de paroles qu'ils se feront exaucer. Ne leur ressemblez donc pas, car votre Père sait ce dont vous avez besoin avant que vous le demandiez"(Matthieu; 5,7-8)

    Peut-on être plus clair? Alors, que nous reste-t'il à faire puisque nous n'avons rien à rabâcher?

    Nous ouvrir à la confiance. Reconnaître un interlocuteur est une chose, accepter sa légitimité en est une autre. Pour permettre à l'écoute de s'établir il faut être totalement ouvert et renoncer à la rébellion...

    Nous disons trop souvent : "Pourquoi mon Dieu?"
    Devant la perte d'un proche, devant une épreuve. Pourquoi?
    Jésus s'est-il rebellé? Sur sa croix s'est-il interrogé sur les raisons pour lesquelles le Père Céleste l'avait laissé tomber? Les évangiles témoignent : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as tu abandonné."

    Il n'en reste pas moins que quelques lignes plus loin apparaît le récit de la résurrection. Cette apparente "faiblesse" de Jésus le rapproche de nous car elle est destinée à nous rassurer sur nos moments de doute. Elle ne remet pas en cause la filiation sacrée que nous partageons avec lui.

    Au moment de doutes, face aux apparences et en dépit de leur caractère "injuste" restons capables de voir la lumière dernière le voile, d'entendre la voix derrière le tumulte de nos idées. Jésus ne se plaint pas, il ne critique pas l'injustice des bourreaux, ne maudit ni les centurions, ni Pilate, ni les prêtres qui l'ont livré, ni Judas. Il se contente de dire "Pardonne leur, ils ne savent pas ce qu'ils font". En sommes nous capables devant la pire des injustices. Serons nous en mesure d'imiter le Maître en dépit de tout. Il n'y a pas pire humiliation que celle qu'il a subie pour faire exemple. La transfiguration n'est pas dans le "pourquoi?". La victoire sur l'injustice du plus abominable des bourreaux ne peut se faire que dans l'affirmation d'une foi que même un four crématoire ne peut réduire en cendre.

    A tout prix, en toutes circonstances, rester tourné vers le Père et son amour inconditionnel, pas vers les hommes, pas vers les situations. Quoi qu'il advienne, rester en dialogue avec le "Créateur", à chaque instant. Ne pas se torturer les neurones pour trouver une réponse qui ne reflétera que des conditionnements humains mais plutôt rester tourné vers la Source et l'écouter.

    Reprenons la citation de (Luc 8,18) :

    "Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car à celui qui a il sera donné; à celui qui ne croit pas, même ce qu'il croit avoir lui sera retiré."

    Que peut bien vouloir dire la phrase finale et particulièrement le "même ce qu'il croit avoir lui sera retiré."? Tout ce que nous croyons avoir "acquis à la sueur de notre front" (je dis bien TOUT sans exception) n'est-ce pas aussi seulement par un effet de la grâce Divine. Pour pouvoir faire suer un front, il faut en avoir un. Par ailleurs cette sueur qui y a coulé d'où provient-elle?
    Vous voyez, rien n'est vraiment à nous...

    Au moment de tout laisser, à l'heure éventuelle de notre "transition", vers qui nous tournerons nous?
    Vers nos "richesses" terrestres ou vers cet Interlocuteur omniprésent et compréhensif qui nous a permis de les obtenir?

    Pour pouvoir être en mesure de dire alors :
    "Merci mon Dieu pour tous les dons dont tu m'as comblé,
    entre tes mains je remets mon Esprit"
    il faut avoir pris l'habitude du Dialogue et en avoir fait une Certitude pratique.

  • Douter ou ne pas douter?

    Je reçois ce matin un mail assez désespéré concernant une question de conflit et d'injustice apparente...
    Dans ce genre de situations, quels que soient les détails, il est important de remarquer que la structure est presque toujours la même. Les personnes qui font face à ce genre de problèmes sont en général dans le rôle de la victime et le reste du monde dans le rôle du boureau. Curieusement, pour eux, l'injustice est toujours en face, un époux ou une épouse abusif(ve) ou incapable de compréhension, un collègue de bureau, un patron, le bureau des impots, les hommes politiques,...

    Si l'on observe bien on constate que très souvent ces problèmes ne sont pas isolés. En effet, pour les "victimes volontaires" dès qu'une situation semble s'améliorer, le problème suivant ne tarde pas à faire surface.Pourquoi? Parce que les personnes qui vivent dans ce "système de pensée" imaginent plus ou moins consciemment que l'Univers est un champ de bataille.Il est donc normal que leur "réalité" reflète cette vision, comme la toile d'un peintre reflète son monde intérieur. Si vous vous reconnaissez ne serait-ce qu'un peu dans cette description, la bonne nouvelle c'est que vous n'avez pas besoin de changer le monde, il va juste suffir de changer d'attitude par rapport au monde.

    Comment? C'est simple.
    Dans la vie, il y a juste deux attitudes possibles.

    1) Se dire qu'on vit dans un univers cohérent géré par un Principe d'harmonie que certains appellent "Dieu", faute d'un meilleur mot

    2) Imaginer que l'on est à jamais une entité isolée et fragile soumise au hasard des rencontres.

    Dans le premier cas on fait partie d'un Tout bien géré et on lui fait confiance quoi qu'il arrive. Dans l'autre on est seul contre un monde imprévisible dépourvu de justice interne et on lutte sans fin. De ces deux attitudes laquelle préférez vous? La confiance et la paix ou la lutte et l'inquiétude?

    Dans ce choix, il n'est pas question de vérité scientifique, c'est juste un problème de goût, comme se décider entre une voiture de sport et un véhicule tous terrains...Le moyen de transport retenu va juste déterminer le confort ou l'inconfort du voyage.

    Croire ou ne pas croire est indifférent puisque même le fait de ne pas croire reste une croyance. Les gens qui disent "Moi je doute" ne choisissent pas un point de vue par rapport à la vérité. Ils choississent juste de vivre en doutant. Par contre, s'ils doutent de Dieu, ils doutent aussi en général du reste, du monde, des autres et d'eux-mêmes. Puisqu'ils ne croient pas en l'omnipotence de la Vie qui les a conçus, ils choisissent en quelque sorte de vivre contre elle...

    Etre né de l'Esprit ou être né de la Chair, résume cette distinction.
    On a trop voulu opposer chair et Esprit...Ce n'est pas de cela qu'il s'agit, c'est juste un choix d'Essence, de Centre. Où vois-je le Principe organisateur du Monde, dans l'Esprit ou dans la matière? Si je choisis l'Esprit, je triomphe de la matière puisque je réalise alors qu'elle est une création de l'Esprit au service de l'Esprit, un véhicule d'expérience. Si je choisis la matière, je nie l'Esprit en quelque sorte puisque j'en fais une émanation fragile du corps mortel.

    Personnellement, que ça corresponde à "la Vérité ou pas", j'ai fait le choix de la Foi.
    Je peux presque dire que la Foi m'a choisi, c'est pour moi une évidence autant spirituelle qu'intellectuelle. Il me suffit de regarder la moindre fleur ou de lever les yeux vers un ciel étoilé pour ne plus avoir le choix de ne pas croire. Derrière cette évidente perfection du monde se révèle pour moi l'omniprésence d'une Intelligence immanente génératrice d'harmonie...

    Par contre, derrière toute souffrance, quelle qu'elle soit je perçois toujours le doute et le sentiment de séparation qui la génère. Je le répète, toute souffrance naît du doute, sans exception et ce doute est la voix de notre enveloppe mortelle saisie par la crainte de sa fragilité.

    Alors? Douter ou ne pas douter? That is the question...

    "Au jour du bonheur on oublie les maux
    Au jour du malheur on oublie le bonheur;
    car il est aisé au Seigneur, au jour de la mort
    de rendre à l'homme selon selon ses croyances
    Une mauvaise heure apporte l'oubli du bien être
    et la fin d'un homme reflète ce qu'a été sa vie.
    Avant la mort ne proclame personne heureux
    c'est à sa mort qu'on reconnaît un homme."
    (Siracide : 11,25-28)

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